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524. Faire-part

L'Assemblée nationale a voté mercredi 2 avril la fin de la liberté d'installation des médecins à une large majorité de 155 voix contre 85

"Nous avons la douleur de vous faire part du décès tragique de la médecine libérale survenu à l'Assemblée nationale le 2 avril 2025, fauchée en pleine agonie par la proposition de loi Garot-Bayrou. Elle laisse derrière elle des médecins désabusés, des étudiants découragés et une population qui n'aura plus de médecin libéral", faire-part écrit par le président de la CSMF, le Dr Franck Devulder.

Cette mesure, dénoncée par l'ensemble de la profession médicale, ainsi que l'Association des départements de France et l'Association des maires ruraux de France car son seul effet sera d'interdire des installations dans les 4 580 communes non classées comme sous dotées, pourtant loin d’être sur dotées.

L’interdiction de s’installer dans un lieu donné n’incitera pas les jeunes médecins à s’installer dans un désert médical car les déserts médicaux sont avant tout et globalement des déserts dans lesquels il est difficile d’entrainer sa famille. Alors que feront-ils ? soit ils changeront d’orientation et quitteront la médecine dite fallacieusement libérale s’ils ne veulent pas changer de domicile, soit ils iront exercer à l’étranger.

Et c’est ainsi que l’on fait semblant de résoudre un problème pour en créer d’autres.

Charles Jacque « Médecin de campagne »

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B
Donc comme les notaires, les pharmaciens, les fonctionnaires, C’est terrible, c’est affreux. Même si l’état leur a payé leurs études pendant 8 ans.
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D
Ce n'est pas affreux, ce sera surtout inefficace en France, contrairement à la régulation allemande réalisée par les médecins eux-mêmes (et non par la bureaucratie), nettement plus nombreux qu'en France et avec une géographie différente (rapport ville/campagne sans déserts) et une densité de population plus élevée.<br /> Quant à l'argument "des études payées par l'Etat", il est particulièrement agaçant. D'abord les études de médecine ne sont pas plus payées que les autres études universitaires et les frais investis sont plus ou moins remboursées par les étudiants qui en tant qu'externes et internes permettent aux hôpitaux de fonctionner pour un salaire qui n'a rien à voir avec le service rendu.
L
Les gauchistes aidés par les mous du centre sont en train de foutre la France en l'air, je comprends le désabusement des médecins et celui des étudiants, et nous nous ne serons pas soigné correctement, on ne trouve pas non plus tous les médicaments, c'est la fin des haricots !<br /> C'est du totalitarisme, il ne faudra plus critiquer le Poupou russe, ils font pareil !
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D
Je ne serais pas aussi radicale que vous, mais les députés votent des lois sans prévoir les effets pervers qu'elles pourraient avoir.
B
Il y a quand-même un truc qui m'échappe, la carte des déserts médicaux en France(2012) fait ressortir une grande disparité quand au nombre de médecins pour 100 000 habitants <br /> Provence Alpes Côte-d'Azur : 367<br /> Picardie : 237<br /> avec une ligne de démarcation très nette entre "au nord de la Loire" et "au sud de la Loire"<br /> <br /> A moins qu'il ne s'agisse de dévouement si les habitants de Cannes ont une santé plus fragile que ceux de Senlis
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D
En effet, le désert médical est en partie la conséquence de la désertification par abandon des services publics des zones "périphériques" et même de villes moyennes où les petits commerces sont remplacés par des grandes surfaces (un service médical pourrait d'ailleurs s'y installer).
B
Ceci dit c'est un problème bien plus vaste, on ferme une gare ou une ligne de chemin de fer non rentable, puis un bureau de poste, puis une petite entreprise, puis une école, puis la boulangerie et le bar-tabacs... etc. Et ce trou perdu devient un endroit tranquille et bucolique pour les vacances et les résidences secondaires où les touristes arrivent avec leur glacière pleine de provisions condamnant ainsi l'épicerie du bourg le plus proche. Qui voudrait s'installer pour soigner quelques poignées de rescapés grabataires, et tant pis pour les autres
D
Vous avez bien sûr raison : il y a une disparité incontestable dans la répartition des médecins. Les médecins s'installent là où il n'est pas désagréable de vivre. Mais les médecins installés sur la côte d'Azur n'iront pas dans les Cévennes. Il faut concevoir autre chose comme une médecine itinérante sans vouloir que les praticiens et leurs familles vivent dans un désert.