Le
sperme-Humanité
C’est seulement en 1677 que le Hollandais Johan Hamm ou son compatriote Antonie Van Leeuwenhoek découvrit les spermatozoïdes alors qu’ils étaient à portée de main. A l’époque certains, les « spermatistes », ont pensé que les spermatozoïdes étaient des êtres entièrement formés, de sexe soit masculin soit féminin et devant leur profusion se sont demandé si le sperme d’Adam ne contenait pas déjà toute l’Humanité à venir. « Voilà donc toute la fécondité qui avait été attribuée aux femelles rendues aux mâles ». (Moreau de Maupertuis)[1].
Le sperme-énergie
Il fût un temps où la vasectomie a séduit bien des hommes. Son but n’était pas la stérilisation mais un regain de jeunesse selon la théorie émise dans les années 1920, à Vienne, par le Pr Eugène Steinach affirmant que la perte de sperme avait un effet débilitant. Il préconisait la vasectomie pour lutter contre, ce qui ne pouvait que redonner de la vigueur. Des universitaires, des artistes ont été séduits par cette théorie et ont demandé qu’on leur coupe la route du sperme pour rajeunir. D’après P. Skrabanek et J. McCormick[2], Sigmund Freud et le poète dramaturge William Butler Yeats s’y seraient soumis.
Le sperme euphorisant
D’après une étude américaine publiée récemment dans « Archives of Sexual Behaviour journal » (rapportée par The Daily mail puis le site Atlantico), le sperme serait « bon pour la santé et aide à lutter contre la dépression ». Cette étude a été faite sur 293 femmes et a abouti à la conclusion que celles qui avaient régulièrement des rapports sexuels non protégés étaient moins déprimées, et obtenaient de meilleurs résultats aux tests cognitifs. Alors que les femmes abstinentes ou celles qui avaient une sexualité normale mais qui se protégeaient toujours étaient aussi déprimées les unes que les autres, ce qui permettait d’écarter le rôle de la sexualité elle-même.
Ces résultats un peu surprenants pourraient être attribués à la composition du sperme qui contient au moins trois antidépresseurs : la mélatonine, la sérotonine et la thyrotropine et des agents favorables : le cortisol pour le sommeil, l’ocytocine et l’estrone pour l’humeur. L’étude ne semble pas préciser le rôle du mode d’absorption de ces produits euphorisants.
Woody Allen en spermatozoïde