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Zéro pointé

Zéro pointéJe suis un habitué des polars de Qiu Xiaolong, Chinois de Shanghai qui vit aux USA depuis les évènements de Tian’anmen. Ses romans ont trois caractéristiques : une intrigue policière de qualité variable, la description lourde de plats de la cuisine chinoise, et le tableau de la Chine sous la férule du parti communiste et de son leader dont le surnom serait : « l’homme à la tête de cochon ». C’est cette description de la Chine actuelle que j’apprécie et je suppose que l’auteur, bien qu’éloigné de son pays natal, a suffisamment de sources pour que cette description soit exacte. Le dernier roman que j’ai achevé avec l’année s’intitule : « Amour, meurtre et pandémie ». L’intrigue policière n’a que peu d’intérêt, la cuisine chinoise est égale à elle-même, mais le tableau de la Chine sous l’application de la fameuse politique sanitaire du « zéro covid » dont les dirigeants chinois sont apparemment si fiers et qu’ils ont présentée comme une stratégie efficace et bien supérieure à toutes les mesures prises par les minables démocraties fut tout simplement effrayante. Une surveillance accrue de tous les individus jusqu’à dans leur vie privée, une armée d’hommes en blanc qui enfermaient les gens chez eux ou dans des zones de quarantaine, clouaient la porte de leur appartement, un enfermement absolu qui pouvait durer de semaines et une nourriture aléatoire. Des gens se sont jetés par les fenêtres. Ceux qui étaient malades pouvaient mourir sans secours, et quand ils pouvaient se déplacer pour se présenter aux urgences, ils devaient fournir un test de dépistage du covid négatif fait dans les dernières 24 H (comment prévoir une crise aiguë d'une maladie quelconque ?!), sinon ils n’étaient pas admis. De nombreuses personnes sont mortes sans recevoir de soins et des grossesses compliquées ont accouché dans la rue. Ces effets collatéraux de la stratégie géniale du leader éclairé étant soigneusement enterrés pour garantir « la stabilité sociale » et ne pas entacher la réputation immaculée du grand parti communiste chinois qui ne pense qu’au bonheur de sa population en s’inspirant de 1984 d’Orwell.

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P
Encore un goût que je partage avec le bon Dr WO: les romans chinois de Peter May. J'apprécie beaucoup moins (au point de renoncer à les lire) les romans écossais.
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B
Si vous aimez le genre:<br /> <br /> Peter May a écrit "Quarantaine" en 2005 jugé irréaliste il a été mis de côté par son éditeur. Le livre est particulièrement troublant car il décrit dans les moindres détails la situation que nous vivons.<br /> Cela va des gestes barrière, en passant pas les relations sociales, les laboratoires, les milliards dépensés, les hôpitaux surchargés, les remèdes miracles, etc. Les descriptions sont surprenantes de précision.<br /> Même les dialogues ont un goût de déjà vu et entendu comme celui qui rechigne à mettre correctement son masque avec des arguments de haute volée ou celle qui tousse et rassure immédiatement son entourage. Il faut se rappeler que Quarantaine n’a pas été écrit aujourd’hui.<br /> Les descriptions collent parfaitement à notre réalité du quotidien. Les seuls événements que nous n’avons pas eu à subir sont les pillages et les émeutes.<br /> Ils nous rappellent que nous sommes dans une fiction. Outre ce côté prophétique, le roman de Peter May possède d’autres qualité. C’est aussi un bon polar avec des personnages attachants et l’enquête policière n’est pas reléguée au second plan. La pandémie ne sert que de cadre et rend ce roman encore plus incroyable.<br />  <br /> "Quarantaine" est un roman à double lecture avec un côté visionnaire très détaillé et une enquête bien ficelée. Le roman de Peter May vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière page.<br />  <br />  <br />  <br /> (je ne l'ai pas lu)<br />  
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P
J'aime les romans de Qiu Xialong. J'attendrai que celui-ci paraisse en format poche. Ces livres valent neuf euros mais pas vingt.
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