L’hiver s’étale comme une tache grise
L’hiver s’étire avant le printemps
Les espoirs de bourgeons frissonnent sous la bise
Les rêves de feuilles prennent leur temps
Et la ville est encore nue
L’hiver s’étire, l’hiver s’étale
Les peaux sont grises, les peaux sont pâles
Une lumière épuisée cherche un passage
A travers un ciel boursoufflé de nuages
Et les ombres de la ville sont perdues
C'est le nouvel an aujourd’hui
Je perds un an chaque année
Comme je perds mes parapluies
Sans jamais les retrouver
Et il va pleuvoir sur la ville…
Paul Obraska
Caillebotte : "Paris, jour de pluie"