Christian Estrosi, le ministre de l’industrie, industrieux au point de disposer de deux appartements de fonction à Paris (Pourquoi deux ? Et pourquoi les deux à Paris puisqu’une bonne part de l’industrie française se trouve à l’étranger ?), a déclaré le 9 août dernier : « Français ou voyou, il faut choisir. ». Qu’est-ce à dire ? Un Français ne peut-t-il pas être voyou ? Discrimination intolérable !
Qu’adviendra-t-il d’une partie de nos élites ?
Certes, ce ne sont pas des bandes organisées (elles seraient même plutôt désorganisées), mais elles ont leurs parrains et leurs affiliés qui leur restent fidèles pour ne pas être exclus de la soupe (qui n’a rien de populaire).
Certes, elles n’agressent pas les vieilles dames mais les exploitent sournoisement.
Certes, elles ne volent pas, mais soulagent les naïfs en leur faisant miroiter des promesses, se livrent à un habile chantage pour extorquer des fonds, plongent parfois leur main dans la caisse commune pour satisfaire quelque fantaisie personnelle ou s’expatrient pour ne pas payer leurs dettes.
Certes, elles ne tuent pas (encore qu’elles traînent un Boulin) mais poussent parfois au suicide et le font par procuration en vendant des armes à ceux qui font leurs commissions.
Alors les représentants de cette élite ne pourraient pas rester Français ?
Et là nous ne parlons que de la crème (qui donne parfois la nausée), mais qu’en est-il des pauvres ? Certains n’affirment-t-ils pas que si l’on devient voyou c’est par nécessité ? Les voyous ce sont des pauvres qui sont devenus voyous que pour sortir de la pauvreté. Il est donc logique de ce point de vue de conclure que tous les pauvres sont destinés à devenir voyous. Bigre ! Cela fait du monde !
On voit que la France risque de se transformer en voyoucratie et ne faudra-t-il pas dire dans l’avenir : Français ou honnête, il faut choisir.