Picasso, macho tombé de son piédestal : « C’est le mâle alpha blanc dominant qui a tout pour exaspérer » La célébration du 50e anniversaire de la disparition du géant de la peinture, en avril 1973, avec des expositions dans le monde entier, nourrit des polémiques sur son rapport aux femmes, de plus en plus
vilipendé. (Le Parisien). "Le mâle alpha blanc dominant" ! Ce qui sous-entend que le mâle noir, lui, ne domine jamais ! Et alors, ça ne nous regarde pas, ce sont des affaires privées qui peuvent éventuellement nous intéresser sur le plan historique mais qui n'entachent aucunement son oeuvre. S'il était dominant, c'est que les autres se laissaient dominer ou manipuler, personne n'obligeait les femmes à le fréquenter, et elles y mettaient du leur pour être dans son entourage. Que la postérité se contente de regarder sa peinture, pas à juger l'homme selon les critères moraux qui ont cours aujourd'hui et qui changeront peut-être demain. L'homme et ses défauts (et ses qualités) ont disparu, reste son oeuvre. En quoi Picasso est-il tombé de son piédestal ? Il n'a pas été hissé dessus pour ses qualités morales mais par son génie créateur. On aime ou n'aime pas son oeuvre, mais elle est là, et Picasso, son comportement et ses rapports sexuels sont enterrés. Les obsessions féministes (et accessoirement "anti-blanc") finissent par nous lasser. Il y a le créateur et son oeuvre, et il faut les séparer. Le créateur peut être une ordure comme Céline qui se réjouissait du massacre d'un groupe humain ou un séducteur faisant peu de cas des femmes comme Picasso, cela ne doit en aucun cas empêcher d'admirer leurs créations, et peut-être, après tout, que les turpitudes du créateur ont-elles nourri les créations que nous admirons. Picasso : "Femme qui pleure"