"Le bal du moulin de la galette"
Hier nous sommes allés voir l’exposition Kees
Van Dongen au Musée d’Art moderne.
Montmartre. Nombreux portraits de femmes aux yeux cernés. Une variation de style à donner le tournis.
Il a peint les femmes de la haute société et du spectacle, debout, grandes, filiformes avec une petite tête, telles qu'elles sont représentées aujourd'hui dans les magasines féminins et telles qu'elles sont devenues pour beaucoup.
"La vasque
bleue"
"La Parisienne"
Autant que sa peinture, c'est son parcours qui est intéressant. Hollandais devenu Français, il fut anarchiste dans sa jeunesse au « Bateau-Lavoir », pour devenir mondain à Montparnasse en donnant des réceptions et des fêtes que lui permettait sa célébrité.
On dit que les extrêmes se touchent, mais à condition de faire un tour complet du cadran où midi et minuit se confondent. Van Dogen a fait ce tour dans le sens horaire, c'est à dire de la gauche vers la droite. C'est le plus souvent dans ce sens que les gens évoluent, en suivant les aiguilles d'une montre et le temps qui passe. L'exemple le plus frappant est celui de Doriot : communiste devenu fasciste, il est vrai que ces deux attitudes ont au moins en commun la rigidité de l'esprit.
La rotation dans le sens antihoraire, c'est à dire de la droite vers la gauche est moins commune. Il me semble que dans ce cas la rotation n'est jamais complète : un quart ou un demi tour de cadran, tout au plus. On voit mal des personnes, comme Longuet, à l'extrême droite dans leur jeunesse faire le tour complet du cadran dans le sens antihoraire pour aboutir à l'extrême gauche à leur âge mûr.
La rotation horaire a pour principal motif le maintien de ses acquis et de la liberté d'en jouir. La rotation antihoraire est en général exécutée pour se mettre à l'heure de la réussite, par ambition plus que par conviction.