« Recherche en urgence du thiopental pour exécuter une
décision de justice » (en même temps qu’un condamné à mort). Cette annonce pourrait être faite par les Etats américains qui continuent à appliquer la peine capitale et 13 d’entre eux ont
même récemment sollicité le soutien de Washington.
La situation devient, en effet, préoccupante, le seul laboratoire américain (Hospira) produisant le thiopental, anesthésique faisant partie du cocktail mortel, est en rupture de stock depuis la fin de l’été dernier et a décidé, fin janvier, d’en suspendre la production aux USA. Les Italiens refusent de produire le thiopental sur leur sol s’il est destiné à exécuter des prisonniers. Un laboratoire britannique, moins regardant, Dream Pharma (ça ne s’invente pas) a délivré le produit à l’Arizona, mais les trois prisonniers qui ont été ainsi exécutés (le dernier le 20 février) ont gardé les yeux ouverts pendant l’exécution, ce qui laisse un doute aux connaisseurs sur l’efficacité de l’anesthésique et ils craignent que les exécutés aient eu la pénible sensation d’étouffement provoqué pas le curarisant et de brûlure due au potassium.
Dans un but humanitaire (non, voyons, il n’est pas question de supprimer la peine de mort), il serait urgent de se procurer du thiopental valable.
Je vous en laisse le soin, car je pars en voyage pour quelques jours.
Gustave Courbet : « Le désespéré »