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Une énigme picturale

 

La Renaissance en Europe fut à l'origine d'une explosion de chefs d'oeuvre artistiques et d'une floraison de grands peintres. Le christianisme étant à l'époque une source d'inspiration à l'origine de tableaux magnifiques.

Un des sujets préférés des peintres de la Renaissance fut Marie tenant l'enfant Jésus dans ses bras.

J'ai toujours été frappé par le fait que ces peintres capables de faire des portraits admirables d'adultes ont été le plus souvent incapables de représenter un enfant en bas âge. La plupart des Jésus tenus par la Vierge sont d'une laideur affligeante. Pour moi c'est un mystère. 

Voici quelques tableaux parmi bien d'autres qui viennent à l'appui de cette énigmatique carence.

Quelques tableaux de l'Allemand Albrecht Dürer :

1498

Madonne à la poire 1512

1516

1526

Le Flamand Hans Memling n'est pas mal non plus :

Les Italiens ne sont pas en reste, mais je ne montre qu'un seul tableau par égard pour Masaccio,  Bellini, Lippi Filippo, Botticelli et même Léonard de Vinci qui font partie de ma collection des "enfants Jésus massacrés".

 Mantegna Andréa 1465 - 70

 

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P
Sans généraliser, les peintres ne "voyaient" pas les enfants. A rapprocher des animaux familiers (chiens et chats) représentés sur de nombreux tableaux de l'époque. Par opposition aux chevaux.
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S
Merci pour le tableau flamand du père qui torche son petit. Je retire donc mon interprétation sociologique.<br /> Dernière hypothèse : les peintres appliquent à l'enfant Jésus les proportions de l'homme de Vitruve ? Une sorte de dogme, finalement. Pictural, mais dogme quand même, on reste dans la croyance.
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C
A titre tout à fait accessoire, il n'est pas inintéressant de noter que, sur tous les tableaux présentés, Jésus et sa très sainte mère sont blonds (ou au moins châtains très clair), ce qui devait être assez rare dans la Palestine d'il y a 2000 ans. <br /> http://ocarlus.eklablog.net/delires-de-facies-a114901852<br />  
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C
Il avait peut-être dans la tête de ces génies les prémices du culte de la laideur qui aboutira plus tard à l'art contemporain <br /> PS : Un peu dans le même esprit, le néophyte que je suis est toujours étonné par l'énorme écart qui existe souvent, depuis l'antiquité, entre la perfection des sculptures et les représentations picturales d'une même période. <br /> Comme s'il était plus facile de reproduire le corps humain en 3D qu'en 2D
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L
Je pense que cela ne devait pas être facile de peindre les tout petit et que le peintre le faisait à la couleur de son esprit, donc sans modèle, les enfants sont vraiment très laids, J2sus plus grand est très mignon parfois, les enfants devaient poser...
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S
Les bébés étaient emmaillotés serrés :<br /> http://img.wikinut.com/img/1iqr1pg-m_1dkzzo/jpeg/724x5000/Swaddled-Baby.jpeg<br /> <br /> Les peintres ne les voyaient pas, les "modèles" ne posaient pas, ils étaient peints comme on les imaginait : des adultes miniatures. Les proportions de la tête sont trop petites, la tête d'un bébé est normalement plus grosse par rapport à son corps. J'imagine qu'il en va de même pour les traits du visage : on représente ce que l'on sait et pas ce que l'on voit. Un reliquat de la peinture médiévale où l'on ne connaissait pas la perspective, les paysages étagés à la place de la profondeur du champ ?
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