13 Septembre 2019
Magritte : "Décalcomanie"
Dans le film Netflix intitulé « The Laundromat » (que je n’ai pas vu), Méryl Streep joue le rôle d’une veuve enquêtant sur une fraude à l’assurance dont aurait été coupable son défunt mari (référence aux « Panama papers »). Elle est donc amenée à se rendre à Panama, et pour passer inaperçue, elle est obligée de modifier son apparence pour ressembler à une quinquagénaire panaméenne ordinaire. Pour ce faire, elle doit bronzer son visage, modifier la forme de son nez par une prothèse, ajouter des coussinets sous ses vêtements pour avoir les hanches plus larges et adopter un accent latino très prononcé.
Les réactions de la meute en réseau ont été immédiates, accusant l’actrice de commettre une « black face », de caricaturer les femmes hispaniques, et même de racisme en voulant adopter leur apparence. On peut donc en conclure :
1° Qu’imiter une personne d’une autre ethnie que la vôtre est du racisme.
2° Qu’une ethnie est une race.
3° Que chercher à lui ressembler est au moins une appropriation culturelle.
4° Que vouloir ressembler à la population qui vous entoure, c’est vouloir la caricaturer alors que l’on désire au contraire passer inaperçu.
5° Que si la ressemblance considérée comme une caricature est parfaite, on peut en conclure que les personnes que l’on cherche à imiter sont des caricatures d’elles-mêmes.
6° Qu’elles ont une piètre opinion de ce qu’elles sont et une grande susceptibilité. Mais j’ignore si ce sont les panaméennes qui ont protesté contre la prestation de Méryl Streep, il est possible, au contraire, qu’elles ont été flattées que l’on veuille imiter leur apparence dont elles sont fières.
7° Que les antiracistes voient du racisme partout, même là où il n’existe pas, ce qui laisse craindre qu’ils ne le voient pas là où il existe réellement. D’ailleurs, ne sont-ils pas racistes (selon leurs critères) en considérant que ressembler à une panaméenne est dévalorisant ?