Ne pouvant plus gagner du temps en demandant un rapport supplémentaire, tous les rapports qui calent les
meubles du ministère de la justice allant dans le même sens : l’état déplorable dans lequel vivent les détenus et la fréquence des maladies mentales non traitées , la ministre de la justice
a frappé un grand coup en prenant diverses mesures dont la plus efficace pour lutter contre les suicides en prison est de supprimer les moyens pour se suicider en distribuant un « kit
anti-suicide » aux détenus (pyjamas en papier, matelas ininflammables, draps et couvertures indéchirables),
En médecine on appelle cela un traitement symptomatique : prévenir ou lutter contre les symptômes d’une maladie quand on n’en connait pas la cause ou lorsqu’on est incapable de l’éradiquer. C’est ainsi que l’on utilisait « la camisole de force » contre l’agitation des malades mentaux, que certains calmaient la toux sans traiter la pneumonie A la limite on pourrait cesser de prendre la température pour ne pas avoir à constater la fièvre.
S’attaquer aux effets sans toucher à la cause s’applique dans beaucoup de domaines et ce procédé pourrait s’étendre davantage : par exemple supprimer les statistiques de la délinquance pour ne plus en parler, ce qui en quelque sorte, la ferait disparaître ou obliger les manifestants à porter un casque intégral pour éviter d’être éborgné par un tir de flash-ball.
Je suis sûr que mes éventuels lecteurs trouveront bien d’autres applications au traitement symptomatique en dehors de la médecine.