D’après l’OMS, les USA
sont classés au 37ème rang des pays « les mieux soignés » bien que le système de santé soit l’un des plus chers au monde (16% du PIB, soit deux fois plus qu’en France) et
l’un de ceux qui fonctionne le plus mal.
Obama veut le réformer en introduisant un secteur public face au secteur privé et en rendant l’assurance-santé obligatoire. Les Assurances, qui choisissent leurs clients et modulent les primes et les frais en fonction du risque ou de façon arbitraire, ne veulent pas que l’on touche au pactole qu’elles exploitent sans vergogne jusqu’à ruiner l’assuré malade et crient bien sûr à la concurrence déloyale. Les laboratoires ne veulent pas que l’on réduise le prix des médicaments pour que l’état fédéral puisse réduire ses dépenses futures. Les médecins sont partagés, la partie favorable espérant augmenter sa clientèle.
Heureusement, la population vient au secours des pauvres lobbies : 40% pensent y perdre avec le nouveau système prévu, beaucoup ne veulent pas payer pour les autres et redoutent l’ingérence de l’administration dans leur vie privée (d’où les caricatures d’Obama en Staline ou Hitler !!!), certains craignent que les deniers publiques servent aux avortements, les plus solidaires estiment qu’il ne permettra pas de « couvrir » 15% de la population et 70% sont contre le coût de la réforme.
On pourrait peut-être ajouter à cette levée de boucliers les assureurs français qui regardent probablement d’un mauvais œil les tentatives d’Obama pour en finir avec le modèle américain qui leur plaisait pourtant bien.