On se souvient peu de Jean-Yves Haberer, inspecteur des finances, sorti de l’ENA, qui après un parcours dans les cabinets ministériels, devient de 1988 à 1993 président du Crédit Lyonnais, établissement à l’époque nationalisé, qu’il lance dans une stratégie ambitieuse et folle avec pour résultat final une perte pour les contribuables de 15 milliards € ! Après avoir continué son activité dans les milieux financiers, il a été condamné en 2005 à 1€ de dommages-intérêts au Crédit Lyonnais et à 18 mois de prison avec sursis, reconnu responsable des comptes frauduleux de la banque.
Autre inspecteur des finances, sorti de l’ENA, Jean-Marie Messier, devenu président de Vivendi (ancienne Compagnie générale des eaux), à son départ en 2002, l’entreprise affiche une perte comptable de 23 milliards € ! Les petits actionnaires portent plainte, ce qui n’empêche pas JMM de créer « Messier Partners » et s’il a payé à la SEC américaine 1 million €, en France, le Parquet a requis une relaxe générale pour les soupçons d’abus de biens sociaux, de manipulation de cours et de diffusion de fausses informations. Le procès en correctionnelle aura lieu en novembre.
Il vient de créer une banque d’affaires et tout souriant il a droit à un article dans Le Point du 14 octobre 2010 : « La résurrection de JM Messier »
Jérôme Kerviel, issu d’une famille modeste et nanti d’un « master en finance » universitaire, employé de la Société générale, il joue avec l’argent des autres et provoque une perte pour la banque (et aucun gain pour lui) de près de 5 milliards € ! La perte est révélée en janvier 2008 et conduit dans un premier temps à sa détention provisoire.
Le 5 octobre 2010, accusé de « faux, usage de faux, abus de confiance, introduction frauduleuse de données dans un système informatique », il est reconnu coupable de tous les chefs d'accusation et condamné à cinq ans de prison dont trois ans fermes et à payer la somme de 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts à la Société générale !
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