7 Janvier 2013
Le Point du 14 mai 2009 rapporte que les conférences télévisées de Barak Obama battent des records d’audience, mais les chaines sont obligées d’interrompre leurs programmes et les écrans de pub pour faire place à la parole présidentielle. D’après la presse américaine le manque à gagner se chiffrerait à 30 millions de dollars, si bien que les grands networks américains vont hésiter à l’avenir à interrompre leurs programmes (l’intervention d’Obama du 29 avril a d’ailleurs été négligée par Fox).
Il est certain que vanter les qualités d’une lessive, d’une crème rajeunissante ou d’un laxatif a plus d’importance qu’une allocution du président de la plus grande puissance du monde. L’importance d’une chose étant parallèle au bénéfice que l’on peut en tirer. Si un jour le monde explose, il est certain que les comptables, s’ils restent vivants, s’empresseront de calculer ce que cette explosion pourrait rapporter en faisant passer des spots publicitaires pour les entreprises de reconstruction.
En attendant, j’ai une solution pour satisfaire tout le monde : pourquoi ne pas faire pour les dirigeants de la planète ce que l’on fait pour les sportifs qui arborent sur eux les marques de leurs sponsors ? Je vois très bien Obama arborer sur le revers de son costume le nom d’une marque de matériel de golf ou celle d’un dentifrice. L’image d’Angela Merkel a déjà servi pour de la lingerie féminine, pourquoi ne pas continuer dans ce sens ? (il serait cependant opportun de se contenter de mentionner le nom de la marque sur son corsage sans avoir à dénuder la dame comme sur l’affiche sauvage qui lui a été consacrée). Pour Nicolas Sarkozy on pourrait proposer une marque de cycles sur les jambes, la maison de production des disques de son épouse sur le ventre et sur les épaules le nom d’une fondation luttant contre les troubles obsessionnels compulsifs (à titre bénévole pour entretenir son image d’homme désintéressé).
Il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions.