Nous sommes 6,8 milliards
d’êtres humains sur Terre. Chiffre évidemment faux puisqu’en constante progression : chaque seconde, 4 nouveau-nés jettent leur premier cri sur la Terre, alors que 2 habitants poussent leur
dernier soupir. Dans une semaine la masse humaine aura grossi de 1,5 millions d’individus et dans 40 ans de 3 milliards et peut-être plus.
La Chine a réagi à l’inflation démographique par la politique de l’enfant unique. L’Inde, qui en 2009 avait une population qui approchait du milliard 200 millions, avec un accroissement de 19 millions par an, est en passe de devenir le pays le plus peuplé de la planète dans les prochaines décennies. Certes, les Indiens ne prisant guère les filles utilisent l’échographie pour les repérer in utero et volontiers les éliminer (l’estimation serait de 10 millions en 20 ans !), mais c’est une façon ni efficace, ni recommandable de contrôler la démographie. Le taux de fertilité des indiennes ayant échappées au massacre serait de 2,7 et elles doivent se garer des millions d’hommes sans femme.
Le gouvernement indien tente de réagir à la fois contre la sélection sexuelle (sans être suivi) et l’inflation démographique pour laquelle il envisage un projet de loi imposant deux enfants par famille.
La minorité chrétienne en Inde dénonce une atteinte aux libertés et espère grossir ses rangs en encourageant le maximum de grossesses. C’est ainsi que dans l’Etat du Kerala, une paroisse va jusqu’à récompenser la naissance d’un cinquième enfant par une prime de 200 dollars.
Et voici un extrait d’un article d’un certain pasteur JN Petit de l’Eglise Réformée :
« Mais surgit alors une question qui se dresse devant toutes nos peurs, toutes nos résistances : l’écologie a-t-elle encore un sens en dehors de la vie donnée, en dehors de cette « fécondité » physiologique qui reste le plus grand miracle de l’existence, et un sujet de louange et de reconnaissance à Dieu ? Elle n’en aurait plus, à moins de devenir un carcan moral, voire dogmatique, dissimulé sous l’apparence d’une responsabilité devant l’avenir. Mais sans enfants, pas d’avenir pour ce monde ! ».
Et il en sera de même, s’il y en a trop, mon bon pasteur.
Et je vous pose la question : n’est-il pas fatiguant de faire du sur place en pédalant dans le vide, le nez sur le guidon, au rythme d’incantations antiques formulées par des rêveurs au temps où le monde était un désert ?