On se demande parfois comment et sur quels critères sont choisis les experts, les auteurs de rapports, de solutions échappées jusqu’alors à toutes les têtes pensantes, de jugements qui se veulent impartiaux et définitifs. Pour éclairer cette question, je me suis permis de retranscrire ici un billet de Stéphane Vincent paru le 5 mai 2011 dans Cardiologie Pratique (en ligne).
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« SORTI DE LA NAPHTALINE…
Une drôle d’idée : le président de la République a sorti de la naphtaline le Pr Philippe Even qui coulait une retraite paisible et poussiéreuse.
Philippe Even avait entrepris son « étude » sur 4 malades, sans le consentement éclairé des patients et sans même en informer le Comité national
d’éthique, présidé à l’époque par le Pr Jean Bernard.
Voilà… C’est à Monsieur Even que les plus hautes autorités ont demandé son avis sur les experts, l’AFSSAPS, les médicaments, etc.
Stéphane VINCENT |
A l’époque, j’avais entendu les déclarations révélant cette « découverte» thérapeutique du SIDA faites par le Pr Even et Georgina Dufoix qui était alors ministre de la santé et auteur du fameux « responsable mais non coupable » à propos de l’affaire du sang contaminé. Bien que non spécialiste de la question, j’avais été choqué par leur légèreté, leur inconsistance, et leur odeur de coup médiatique, déclarations indignes de la part d’un médecin sérieux sur un sujet aussi dramatique s’agissant d’une maladie qui, à l’époque, était rapidement mortelle. C’est cette colère rentrée qui, plus d’un quart de siècle après, m’a poussé à retranscrire ce billet.