J’aime le début de l’automne mais pas sa fin : trop d’eau, trop de vent, pas assez de lumière. Les arbres soudain nus, leurs feuilles à terre, montrent les membres noueux de leur squelette comme ceux des vieillards chenus sur leur fin. Je sais bien que les bougres cachent dans leur âme une sève secrète qu’ils réservent pour le printemps. Mais qui connait les farces du destin ?
Egon Schiele : "Automne"