L’écologie est, en effet, une science (elle a plus d’un siècle) qui étudie les rapports des vivants entre eux et avec le milieu où ils vivent. Je ne parlais pas de la science qui ne fait évidemment peur à personne, mais des conclusions que ceux qui se disent écologistes (non scientifiques) peuvent tirer d’une science probabiliste et des applications qui à leurs yeux sont indispensables à mettre en œuvre en considérant que les conclusions qu’ils en tirent sont certaines, ce qui n’est jamais le cas : la Terre a connu des changements climatiques, des catastrophes naturelles et des retournements imprévisibles, sans compter sur l’adaptabilité des vivants et notamment de l’homme. Reste que si l’on extrapole la situation actuelle, il y a de quoi se faire du souci pour les générations futures, mais une extrapolation n’est pas une certitude.
Dans mon article je pars de l’hypothèse où les écologistes auraient le pouvoir d’appliquer leurs idées et qu’ils veuillent le faire (si ce ne sont que des politiciens qui utilisent « l’écologie » que pour obtenir des postes, mon hypothèse n’a aucune valeur). Oui, je crois que l’écologie militante est une idéologie avec un caractère presque religieux (La Terre notre mère et sa biosphère dont nous sommes responsables et les hommes sont coupables de la mettre à sac pour leurs besoins immédiats. Voir les illustrations filmées). Ce qui ne veut pas dire que cette idéologie est mauvaise et sans fondement et qu’il n’est pas nécessaire de s’opposer à des actions destructrices et intéressées ou dangereuses, mais une conception globale du monde et les changements de la société qui devraient en découler ou être imposés constituent une idéologie.
Le terme totalitaire que j’ai utilisé a pu paraître choquant, parce qu’il est habituellement appliqué aux dictatures à parti unique. Ce n’est évidemment pas dans ce sens que je l’ai employé (je ne pense pas que les écologistes, déjà particulièrement morcelés, puissent constituer un parti unique !), mais dans le sens où les idées écologistes sont d’intervenir dans chacune de nos activités, d’imposer des normes et de modifier nos comportements, qu’on le veuille ou non. Le totalitarisme ne laisse pas le choix. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas souvent nécessaire d’imposer des règles lorsque celles-ci permettent de vivre en société et de protéger les individus, parfois contre eux-mêmes (comme la limitation de vitesse). Mais j’aimerais choisir mes ampoules électriques sans qu’elles me soient imposées…