Les modalités de formation des couples ont évolué au cours des âges.
Le premier type est le mariage arrangé à la satisfaction des familles et notamment des pères mais rarement des couples : amitié, dettes, héritages prévus, agrandissement des biens, sont à la base de ces arrangements qui, à présent, se voient moins sous nos climats.
Le deuxième type est le mariage d’amour, ce qui n’exclut pas la mésentente ultérieure qui conduit au divorce environ une fois sur deux. La rencontre dans ce 2ème type n’est due qu’en partie au hasard car le ou la partenaire choisi(e) appartient souvent au même milieu que soi.
Le troisième type est la rencontre assistée par des agences matrimoniales qui fleurissent maintenant sur la toile. Il s’agit là de diminuer la part de hasard en calibrant les postulants selon un panel de critères. La surestimation des présentations risque de conduire à des déboires une fois les postulants confrontés sur le terrain.
Le quatrième type est plus nouveau. Il est représenté par les rencontres organisées selon un calibrage microbien. Il s’agit là d’échanger sans réticence des colonies microbiennes de même race. En effet, les sites de rencontres pour personnes atteintes d’une infection sexuellement transmissible (IST) se multiplient. Le site PositiveSingles.com ("célibataires positifs") propose environ 710 000 profils de personnes ayant contracté une IST. Le site francophone Positivdate.com est le pendant du site britannique. Plus récent, le britannique site H-Date (H comme herpès), rassemble à ce jour près de 40 000 membres. Ces chiffres viennent au moins confirmer que les IST sont fréquentes Ce sont des initiatives qui tentent de « décomplexer » les porteurs d’IST puisque le ou la partenaire est dans la même situation. Mais le risque est de négliger de se protéger en étant persuadé d’évoluer sur un terrain familier, or les échanges microbiens peuvent être multiculturels.
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