Monsieur le Président,
Je sais que vous êtes très occupé. Après votre succès au Mali, vous brûlez de faire la guerre en Syrie bien que les autres ne soient pas très chauds pour y aller, ne sachant pas trop quel serait leur ennemi. En effet, les islamistes que vous avez si brillamment repoussés au Mali se retrouvent peut-être en face du gazeur officiel que vous voulez punir. Tout cela pour vous dire que je sais que vos heures sont précieuses, puisque consacrées à régler les affaires du monde.
Si je me permets de vous écrire, c’est que nous avons un point commun. N’avez-vous pas dit il y a quelques temps que vous possédiez une boîte à outils ? D’ailleurs on voit bien que vous bricolez : une rustine par-ci, un joint par-là, impôt de colle par-ci, une fermeture de robinet par-là, un coup de peinture de camouflage par-ci, un coup de rabot par-là. Bref, vous bricolez et même le dimanche.
Alors, entre bricoleurs vous pouvez aisément me comprendre. Si je travaille toute la semaine – j’ai en effet cette chance, en espérant qu'elle ne s'inverse pas - je ne peux compléter ma boîte à outils que le dimanche dans les magasins que l’on veut obliger à fermer ce jour pour obéir à la loi. N’en est-il pas de même pour vous ? Certes, vous avez du petit personnel prêt à faire vos courses, mais mettez-vous à la place de la France d’en bas. Je sais, c’est difficile, mais un artiste du tournevis et du coup de marteau fiscal devrait comprendre qu’à côté des grands bricoleurs, dont vous êtes, il existe de petits bricoleurs, dont je suis, qui cherchent à suivre modestement l’exemple venu d’en haut.
En espérant que vous prendrez en considération ma demande venue d’en bas,
Je vous prie de croire à l’ascension de mes salutations volatiles.
Un citoyen bricoleur.
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