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Réminiscence

Réminiscence

Je me suis d'abord demandé pourquoi cette photo immortalisant le duo entre Aya Namakura et la garde républicaine, qui constituait un des tableaux de la cérémonie d'ouverture des JO, me mettait mal à l'aise alors que je n'ai rien contre l'interpénétration des cultures, les plus riches étant habituellement celles qui ont bénéficié de l'apport des autres. Non, ce qui me mettait mal à l'aise est que cette photo me faisait penser à celles prises par les colonisateurs en uniforme qui incluaient quelques autochtones sur le cliché pour faire couleur locale. Impression renforcée par un aperçu de la chorégraphie de la troupe de danseurs entourant la chanteuse et qui m'évoquait malgré moi une danse africaine de l'époque coloniale. Je n'ai pas vu l'intégralité de la prestation à la télévision et je me demande d'ailleurs comme les spectateurs sur place pouvaient voir les multiples scènes qui se déroulaient à distance, cette cérémonie était manifestement destinée à être télévisée.

Pour ma part, malgré le déluge, j'ai trouvé cette cérémonie dans l'ensemble réussie. Malgré le rideau de pluie, elle a mis en évidence la beauté de Paris. Une scène de 6 km ! Le metteur en scène est sorti des stades et des mouvements d'ensemble qui évoquent plus les mouvement militaires que la fête. Car cette cérémonie voulait être un fête avec des scènes baroques et inattendues comme ce cavalier sur un  superbe cheval mécanique courant sur la surface du fleuve. Les danses sur le parquet lumineux aux figures géométriques mouvantes étaient parfaites alors que les danseurs dansaient dans des flaques d'eau. Certains ont pu être heurtés par le défilé interlope aux costumes extravagants mais de toute beauté. Je fais cependant une réserve sur ce simulacre de la Cène, plutôt belle sur le plan esthétique mais dont le côté provocateur était déplacé, quant au chanteur Katerine quasi nu et entièrement bleu, s'il était burlesque, il n'avait rien d'esthétique mais était sûrement superflu. (Il figurait en fait Dionysos à un repas de fête qui n'était pas, d'après le metteur en scène, celui de la Cène)

 

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C
Cette scène était tellement brève que je ne l'ai pas vu derrière Philippe Catherine<br /> Oh mon Dieu, les cathos sont en passe de devenir des intégristes sur le mode de la religion concurrente. Avec comme principale argument : "Si c'était les musulmans, vous ne l'auriez pas fait". <br /> Un peu comme dans les accords commerciaux internationaux où l'on réclame parfois "la clause de la nation la plus favorisée" (si un avantage est accordé à un autre pays, nous en bénéficions automatiquement), les Cathos d'aujourd'hui semble réclamer le bénéfice de la clause de la religion la plus totalitaire.
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D
Il y a eu un contre-sens dans l'interprétation du repas, ce n'était pas la Cène mais un repas de fête et l'homme en bleu voulait être Dionysos.<br /> Le fil conducteur de ce spectacle m'a semblé être Paris : voyage sur la Seine, Conciergerie, Académie française, Louvre, jeux de lumière sur la Tour Eiffel... Ce sont les JO de Paris et l'ouverture n'avait rien de convenue. C'est vrai que les avis sont partagés sur cette cérémonie. Le jugement sévère et malveillant des médias russes et de l'autocrate hongrois pourrait être interprété comme un compliment.
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S
Moche, triste, raté.
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P
Il existe d'autres façons, je ne le nie pas. Laissons aux autres quand ce sera leur tour de nous montrer leur façon de penser et constatons qu'ils l'ont fait quand c'était leur tour. Bedeau nous a rappelé les Jeux d'Athènes, je vous rappelle ceux de Pékin: https://www.youtube.com/watch?v=cOYsFv7VfYo où la Chine entière s'est mise en scène.<br /> La France (et pas seulement Paris) devait se montrer sous son meilleur jour. On a vu ... mais vous savez ce que l'on a vu.
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P
Les Américains ont aimé: une nouvelle preuve du bon goût qui a fait leur renommée.
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A
Ah, et Marie-Antoinette décapitée, quelle fête tête !
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