On a supprimé les poinçonneurs du métro, les serveurs d’essence, les conducteurs de certains trains, des employés
de banque, les caissières et les hôtesses d’enregistrement vont suivre et les psy. risquent d’avoir du vague à l’âme. C’est ce que l’on peut déduire de cette étude
néerlandaise[1] qui compare le traitement habituel de la dépression par un praticien humain au traitement par un programme informatique disponible sur
internet dont le protocole s’apparente aux thérapies cognitivo-comportementalistes[2] (et non à la psychanalyse). Des personnes de 18 à 65 ans atteints d’une dépression « ambulatoire » non traitée ont donc été orientées au
hasard soit vers leur médecin soit vers le logiciel au nom évocateur : Colour Your Life, soit vers une combinaison des deux. Après un suivi de 6 mois il n’a été relevé aucune différence dans
l’évolution de la maladie entre les trois procédés (d’après les auteurs une autre étude aurait même montré la supériorité du traitement délivré sur ordinateur).
Voilà des psychiatres et psychothérapeutes désintéressés qui scient la branche sur laquelle ils sont assis.
[1] De Graaf LE et coll. : Clinical effectiveness of online computerised cognitive-behavioural
therapy without support for depression in primary care : randomised trial. Br J Psychiatry 2009 ; 195 : 73-80.
[2] Méthodes basées sur le conditionnement, l’apprentissage, les exercices…