Une extension qui implique qu’une cause ne peut être défendue valablement que si sa défense s’associe à celles d’autres causes censées lutter contre des discriminations ou des dominations touchant des populations qui ont acquis le statut de plus en plus recherché (ce qui n’exclue pas d’être mérité) de victimes. Dans le cas présent le féminisme, mouvement pour que les droits et les possibilités des femmes soient les mêmes que ceux des hommes dans une société qui se doit en outre de les protéger des violences masculines, ne pourrait se concevoir isolément d’après cette pancarte. Le mouvement féministe ne pourrait exister qu’en luttant également pour les « racisés », les handicapés, les défavorisés sur le plan social, les homosexuels, les transgenres, les genres à venir, et de toutes les autres victimes des sociétés démocratiques, sans dire le moindre mot sur les damnés des dictatures qu’elles soient religieuses ou non.
Ce n’est plus une association convergente des luttes mais leur dilution où chacun ou chacune ne reconnaît plus ses petits qui risquent fort de ne plus grandir dans cette confusion. De plus, on ne manque jamais dans ces manifestations de pousser l’intersection jusqu’à la lutte contre le pouvoir en place, c’est toujours bon à prendre, car c’est bien entendu l’Etat qui est responsable quand un salaud tape sur sa femme.