En avril dernier la France a voté la résolution de l’UNESCO niant tout lien entre le peuple juif et Jérusalem.
Les régimes totalitaires et les extrémistes de tout poil ont la manie, parfois ubuesque, de réviser l’histoire pour en exclure les évènements qui ne vont pas dans leur sens ou pour les travestir dans le sens qui leur convient. Ce fut le cas des nazis, des communistes, des négationnistes, et aujourd’hui des islamistes qui estiment que l’histoire préislamique n’existe pas, mais comme les pierres attestent de son existence, ils s’efforcent de les faire disparaître à coups d’explosifs : destruction des Bouddhas géants d’Afghanistan ou des temples de Palmyre entre autres.
L’existence des vestiges millénaires de la présence juive en Palestine est intolérable dans la perspective arabe dont l’histoire islamique ne date que du VIIe siècle. Ne pouvant les détruire, les musulmans cherchent à se les approprier avec la complicité des idiots utiles qui foisonnent dans les instances onusiennes.
Déjà en 2015, l’UNESCO s’était ridiculisé en déclarant que le tombeau de la juive Rachel à Bethléem, le troisième site saint du judaïsme, et le Tombeau des Patriarches à Hébron, le plus ancien site juif et la deuxième site saint, étaient des lieux saints musulmans.
Pour continuer à faire plaisir aux Arabes, l’UNESCO persiste dans son révisionnisme historique et a été jusqu’à arabiser le Mur de Lamentations, vestige du second Temple détruit en 70 par les Romains après la défaite des juifs qui les avaient combattus.
On comprend l’intérêt politique pour les Arabes de ce révisionnisme historique dont personne n’est dupe. Mais pourquoi la France s’est-elle prêtée à cette mascarade ?
Aussi étonnantes sont les réactions des responsables (sic) français :
Celle de Jean-Marc Ayrault, notre brillant ministre des Affaires étrangères, qui a déclaré le 10 mai, devant l’Assemblée nationale, trois semaines après le vote à l’Unesco, que « Jérusalem appartient à tous les croyants, juifs, chrétiens et musulmans », en ajoutant : « S’il y a une incompréhension du fait de certaines formulations dans cette résolution, je le regrette. » Alors pourquoi l’avoir votée ?
Celle de Manuel Valls, le lendemain : « Il y a dans cette résolution de l’Unesco des formulations malheureuses, maladroites, qui heurtent et qui auraient dû être incontestablement évitées, comme ce vote. »
Ce vote aurait dû être évité ?! Eh ! Manuel n’es-tu pas le chef du gouvernement de la France ? La diplomatie française se passe donc de ton avis et vote pour une résolution avec laquelle tu n’es pas d’accord.
On hésite entre l’incompétence et la lâcheté[1].
[1] Cette résolution révisionniste a été approuvée par trente-trois pays, dont la France, la Russie, l’Espagne et la Suède. Dix sept pays se sont abstenus et six seulement ont voté contre : les États-Unis, l’Estonie, l’Allemagne, la Lituanie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.