La pollution de l’atmosphère des villes chinoises est telle que les images que l’on en montre ne permettent plus de voir le contour des bâtiments. Les Chinois dans les rues se protègent les voies aériennes et certains continuent à le faire à Paris dans les environs des Galeries Lafayette, lieu très prisé par les communistes asiatiques.
Des études auraient montré que cette pollution tuerait par an près de 1,6 million de Chinois. Enfin, pour la plupart, il s’agit d’un raccourci car ce qui tue n’est pas la pollution mais la maladie respiratoire préexistante qu’elle peut aggraver.
Quoi qu’il en soit, des petits malins vendent, pour 20 dollars pièce, des canettes d’air pur permettant de s’enivrer de 130 à 140 bouffées d’air censé provenir des côtes australiennes ou des montagnes du Canada, bien entendu, si c’est le cas, ces pures canettes sont véhiculées par des transports polluants.
Cet air en conserve aurait un grand succès chez les Chinois soucieux de leur santé, bien que personne ne peut vérifier la provenance de l’air en boîte. Une inhalation de luxe d’une centaine de bouffées d’air théoriquement non pollué ne changera évidemment rien à la santé de quiconque à moins d’être branché de façon permanente sur des canettes d’air pur et à condition que celui-ci le soit, ce qui serait hors de prix.
De la même façon, le consommateur qui attend surtout des produits bio des bénéfices pour sa santé (et accessoirement pour l’environnement) ne se fait-il pas des illusions ? On assiste ainsi à une inflation du label « bio » qui frise le ridicule mais pour le plus grand bénéfice des marchands : « Gouvernements, associations écologistes, grande distribution alimentaire, médias, se retrouvent pour vanter les vertus des produits bio. Et cette frénésie nous fait découvrir des produits insolites comme la limonade bio, les pneus bio, les jeans bio, les «cigarettes bio et équitables», les couches bio, les shampoings bio, les aliments bio pour chats jusqu’au «cercueil bio pour les amoureux de la nature» ! ».
L’agriculture bio, elle, doit remplir un cahier de charges précis en adoptant des méthodes de production excluant les produits chimiques de synthèse (pesticides, engrais) et les OGM, méthodes et résultats étant dûment contrôlés. De ce fait les produits « bio » sont nettement plus chers que ceux issus de l’agriculture habituelle.
La question est de savoir si ces produits « bio », plus onéreux, apportent un bénéfice en matière de santé (nous ne parlons pas des bénéfices sur l’environnement). Il ne semble pas que l’on ait démontré jusqu’à présent que ce bénéfice existe de façon significative.
Inversement, il n’est pas exclu que les produits agricoles « bio » en utilisant des engrais naturels, vecteurs possibles de microbes et de parasites, pourraient parfois comporter un risque pour la santé. Une grave crise sanitaire a d’ailleurs eu lieu en Allemagne en 2011 (300O malades, 43 décès !), des graines germées ayant été contaminées par une souche pathogène de la bactérie E. coli (origine fécale) et produites par une ferme allemande pratiquant l’agriculture biologique.
Nature, naturel, mots magiques qui confèrent à un produit un caractère d’innocuité, un zeste d’innocence édénique. Dire que ce qui est naturel est bon pour la santé parce que naturel est une idée fausse mais rémunératrice.