Marie, c’est son nom, a obtenu un certificat de virginité délivré par l’Eglise malgré sa multiparité. On parle désormais d’en interdire la délivrance qui n’est d’ailleurs exigé aujourd’hui que dans des milieux attardés. Cela fait des années que Marie a été enlevée par des Calabrais appartenant à la Mafia (la Ndranghéta). Qu’elle est promenée dans les rues sous bonne garde, qu’elle est obligée de s’incliner et de faire allégeance en passant devant le domicile des chefs de cette organisation dont on sait ce qu’ils font des femmes sous leur domination. Ce qui ne les empêche pas de rechercher la respectabilité auprès du ciel et de ses servants, en y ajoutant, pour faire bonne mesure et pour la bonne cause, quelques deniers issus du crime organisé. Marie, tout en bonté, ne peut que s’incliner. Sa famille légitime, pape en tête, a beau la réclamer afin qu’elle reste dans son giron en exclusivité. Le chef de la famille a même été jusqu’à excommunier les ravisseurs. Rien n’y fait, la mafia calabraise s’est pris d’affection pour elle, et la traite convenablement, l’habille de robes somptueuses, et la sort périodiquement, à dates fixes, portée à bras d’homme sur un podium doré aux yeux de tous. Que fait la police ?