Être anti-quelque chose est déjà une position radicale qui n’engage pas à la discussion et à la conciliation. Rien n’est plus proche de la radicalité d’un camp que la radicalité du camp opposé. Des communistes sont passés aisément dans le camp fasciste, c’est souvent au nom de la liberté que se sont installées des dictatures, des comportements privant les autres de liberté ou des épurations meurtrières.
Aujourd’hui, nous avons les « antifas » dont il est préférable de ne pas développer la dénomination en « antifascistes » car leur comportement est manifestement fasciste, similaire à celui des bandes nazies, les sections d’assaut, brisant les vitrines des commerçants juifs, et exerçant leurs violences contre les opposants à Hitler, mais les SA comportaient au départ une mouvance anticapitaliste, ce que les black blocs prétendent être.
Aujourd’hui, nous avons des antiracistes dont le comportement est manifestement identitaire et raciste jusqu’à crier « sales juifs », insulte suprême contre des Blancs qui sont peut-être eux-mêmes antisémites. L’antisémitisme semblant toujours être le point de convergence de tous les racismes.
Anti-quelque chose, c’est une voie pour en devenir partisan et donc pro. C’est aussi en faire profession.