Lucian Freud « La jeune fille et le chaton » 1947
DOUTE
Douce jeune fille aux yeux rêveurs
La main serrée sur le cou tu hésites
Entre pulsion et peur
Mais si tu veux le faire
Alors fais-le vite
Le chaton laisse faire
La main qui l’étrangle
Est celle de sa maîtresse
Ses doigts comme des sangles
Sont ceux de ses caresses
Alors il ne risque rien
Mais pourquoi ce silence ?
Sa maîtresse serre sa main
Le chaton perd confiance
Et si elle l’étranglait tout de même ?
On n’est pas à l’abri de ceux qui vous aiment
Paul Obraska