INTIMITE
Deux femmes seules se croient à l’abri
Et se déshabillent derrière les pavots
Nous les voyons retirer leurs habits
Par la fenêtre indiscrète du tableau
L’une achève de se dévêtir par le haut
Ses seins lourds nimbés de lumière
Les bras dans un geste de flamenco
Yeux clos, elle est prête la première
L’autre, le visage penché dans l’ombre
Les doigts sur une boucle rebelle
Le flot défait de ses cheveux sombres
Impatiente de rejoindre sa belle
Paul Obraska
Francis Picabia : « Deux femmes aux pavots »