On ne sait plus s’il faut rire de Ségolène Royal frappant à toutes les portes comme dans un vaudeville, l’admirer pour sa constance dans sa volonté d’exister ou en avoir pitié devant ses tentatives malheureuses pour décrocher un job politique. Elle a pointé gauchement son nez pour les présidentielles de 2022. Elle a rêvé d’être sénatrice des Français de l’étranger, elle fut néanmoins ambassadrice des pôles, ce qui ne l’a pas refroidi pour continuer sa quête, et Première ministre de Macron ne lui aurait pas déplu, et voilà qu’elle se propose comme tête de liste de la NUPES pour les européennes de 2024. Par ses errances, elle est devenue le symbole de la gauche actuelle : complètement déboussolée et capable de tremper dans tous les marigots aussi putrides soient-ils. Par contre chroniqueuse chez Hanouna, c’est du sérieux, elle y a peut-être trouvé sa place. Illustration : dessin de Kiro paru dans le Canard enchaîné du 30/08/23