Le Dr Bonnemaison est accusé d’avoir abrégé la vie d’au moins quatre personnes âgées dans son service de l’hôpital de Bayonne et il encourt pour cela, outre l’interdiction de pratiquer la médecine, une réclusion à perpétuité selon la qualification juridique des faits (qu’il a semble-t-il reconnus).
L’euthanasie est illégale en France, mais elle est permise sous conditions dans d’autres pays en Europe.
J’ignore l’état des patients, probablement incurables et en fin de vie, dont l’existence a été ainsi interrompue. Etaient-ils conscients ? Souffraient-ils ? Ont-ils exprimé une volonté ?
Pourquoi a-t-il pris ce risque ? Par compassion ? Par conviction ? Pour que la question de l’euthanasie soit à nouveau discutée sur la place publique ?
Prendre seul la décision d’abréger la vie de son semblable, dans son coin, et probablement sans avoir obtenu l’expression du désir de son patient (peut-être incapable de la donner) ne me parait pas une voie à suivre et ouvre la porte à des excès.
Plusieurs milliers d’internautes ont signé une pétition de soutien au Dr Bonnemaison.
Je ne signerai donc pas cette pétition si elle m’était soumise, tout en considérant que la qualification juridique des faits ("empoisonnement sur personnes particulièrement vulnérables") dans de telles circonstances et les sanctions qui peuvent en découler sont aberrantes.