Au festival du « Printemps de septembre » 2012 de Toulouse, une installation de l’artiste marocain Mounour Fatmi : « Technologia », qui mêle des images de la modernité (la machine des « Temps modernes » de Chaplin) aux versets du Coran, a du être retirée de la programmation par la mairie pour apaiser la communauté musulmane du coin. Des images de l’œuvre avaient été projetées sur la façade de l’hôtel-dieu, mais aussi, par inadvertance (bug informatique), sur le sol du Pont-Neuf. L’œuvre en elle-même n’est aucunement blasphématoire (Dieu merci !), elle a été exposée au Qatar et doit l’être à l’Institut du monde arabe à Paris. Mais les images du Coran sur le sol du pont ont choqué les musulmans, et lorsqu’une jeune Toulousaine en marchant a été amenée à mettre ses chaussures sur les calligraphies projetées qui ne signifiaient rien pour elle, des musulmans se sont indignés et l’une d’entre eux a giflé la malheureuse passante (des représentants des associations musulmanes s’en sont excusés par la suite) [source Le Figaro.fr].
Cette affaire surréaliste amène quelques questions :
- Si l’illusion d’un objet sacré est aussi sacrée que l’objet lui-même, le sacré n’est-il pas une illusion ?
- Si les musulmans ont aussi facilement une réaction allergique dangereuse pour tout ce qui concerne leur religion, ne faut-il pas en faire un problème de santé public ?
- Pourquoi les musulmans présents sur le pont n’ont-ils pas demandé gentiment à la passante d’éviter de marcher sur les versets projetés du Coran plutôt que de la gifler ? -- Je suis persuadé qu’elle se serait volontiers exécutée, même si pour elle ces versets ne sont aucunement sacrés, et qu’elle a le droit de marcher où bon lui semble dans l’espace public.
- La violence est-elle une réaction privilégiée par les fidèles de l’Islam ?
- Vous serait-il possible de faire parvenir vos pantalons usagés aux responsables de la mairie de Toulouse ? (le porc est payé à la réception).