6 Avril 2014
Le Berliner Zeitung rapporte qu’aujourd’hui, le 6 avril, doit être inauguré près de Berlin un cimetière où les lesbiennes pourront reposer en paix entourées d'autres femmes aimant les femmes. Il y a des cimetières ou des carrés réservés aux fidèles d’une même religion leur permettant accéder à l’au-delà en bonne compagnie. Dans les synagogues et les mosquées les femmes sont habituellement séparées des hommes.
Se faire enterrer selon son orientation sexuelle est plutôt nouveau. A croire que la promiscuité avec le sexe rejeté dans la vie est également insupportable dans la mort, alors que le cercueil ou l’urne, la pierre ou la terre constituent tout de même de sérieuses séparations, et les capacités sexuelles des cadavres, quel qu’ait été leur sexe, réduites à néant.
L’orientation sexuelle devient de plus en plus un marqueur clivant. Les bars, les cafés, les clubs regroupant les tenants d’une préférence pour la manière de s’envoyer en l’air se multiplient, et des projets d’habitats communautaires ne manquent pas. S’isoler, même dans la mort ne me parait pas la meilleure façon de se faire accepter par la société et de s’y intégrer.
Courbet : « Le sommeil »