J’ai vu brièvement à la télévision le champion de golf Tiger Woods s’aplatir dans un mea culpa larmoyant en demandant pardon pour ses incartades extraconjugales devant un auditoire sans doute friand de la chose, le nez sur la culotte et la Bible dans la poche. Je n’ai aucune sympathie particulière pour ce jeune homme devenu milliardaire en mettant ses petites balles dans de petits trous et je suis persuadé que ses sponsors qui l’ont abandonné un temps s’empresseront après cet acte de contrition de reprendre les affaires. Mais de quoi s’agit-il ?
Le monstre a eu 14 maîtresses en 6 ans (rappelons qu’il a une trentaine d’années). Il a donc été accusé d’être malade (« sex addict ») et obligé de se soigner en clinique pour une désintoxication sexuelle comportant, bien sûr, l’abstinence forcée et la participation à de groupes de parole (avec prière collective, s’il vous plait) afin de gérer ses pulsions monstrueuses pour la modique somme de 40000 dollars et ça dans un pays où la pornographie existe à tous les coins de rues ou d’écrans et le Viagra à portée de toutes les bourses.
Que sa femme ne soit pas contente, on la comprend, bien qu’un éventuel divorce lui assurerait une retraite dorée. C’est une affaire de couple et même si ce beau gosse friqué est un personnage public, chaud lapin (tout est relatif) et infidèle, il n’est atteint d’aucune maladie, mais accusé de l’être dans une société hypocrite qui sent le dessous de soutane. Ils sont fous ces Américains !
