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Ne vous frappez pas, laissez-nous ce soin

Trois titres d’articles d’un journal médical en ligne (Egora) : 

Insécurité Encore un MG agressé devant ses patients

 

Insécurité Une MG agressée par un toxicomane pour un refus de prescription

 

Insécurité Un psychiatre reçoit 10 coups de couteau

 Jadis les praticiens étaient respectés et rarement victimes d’agression. L’assassinat du Pr. Pozzi en 1918 par un opéré de varicocèle, «  un malade mental qui attribue ses insuffisances à la chirurgie » était raconté aux étudiants comme un événement exceptionnel et instructif.

Cette dernière décennie a vu se multiplier les agressions contre les soignants. Appartenir au corps de santé, pourtant destiné à porter secours aux autres, est un statut qui ne protège plus des violences de ceux qui demandent de l’aide.

Je salue donc ici l’initiative d’un urgentiste de Limoges de former ses collègues hospitaliers à l’auto défense et au karaté. Il y a donc des individus qui méritent d’être soignés de cette façon.

Le promoteur de ce complément aux études médicales affirme cependant que « le but n’est pas de blesser le malade, mais d’apprendre les bons reflexes ». D’ailleurs, dans l’hypothèse où ces soins énergiques apportés au patient violent conduiraient à le blesser, l’équipe soignante et le matériel seraient sur place pour lui porter secours.

« D’abord ne pas nuire » aurait dit un certain Hippocrate[1]. Mais c’était avant.

Nous en sommes là.

 

Ne vous frappez pas, laissez-nous ce soin

 

Georges Bellows : « Stag at Sharkey’s »

 

[1] « Être utile ou du moins ne pas nuire », car le « Primum non nocere » peut être difficilement attribué au Grec Hippocrate qui ne connaissait sans doute pas le latin et s’exprimait en ionien

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D
NOURATIN. Non, là il ne s'agit pas de parti pris, mais de causes possibles qui méritent discussion.
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D
ZAZA. Vous pensez que la Lune a une influence sur la marée montante des agressions ?
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D
PANGLOSS. Un pneumothorax limité se recolle spontanément. L'intérêt de la radio est de préciser son étendue, et elle est nécessaire s'il existe un essoufflement notable.
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N
Si  je vous dis qu'il s'agit-là des conséquences de l'incurie soixante-huitarde, conjuguée à une immigration de peuplement totalement débridée, vous allez me répondre que je suis de parti-pris.<br /> Alors je me contenterai de regretter...<br /> Amitiés.
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Z
La violence est en augmentation constante ... MALHEUREUSEMENT !<br /> La Lune  sur une période beaucoup plus large que la pleine Lune, influencerait-elle ces exactions et agressions   ?????<br /> Il n'y a pas qu'en campagne que les médecins ferment leur cabinet le W.E. la nuit. Le 15 reste la seule solution et les urgences sont surchargées. Croyez moi, j'en ai fait l'expérience même en région parisienne!<br /> La médecine générale n'est plus ce qu'elle était mon brave Docteur.<br /> Bon après midi. ZAZA
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P
PS: Les vacances ont cet avantage: je ne suis pas tout seul et je peux mettre mon entourage à contribution. Avoir une excellente excuse pour rester couché et se faire dorloter, n'est-ce pas le rêve de beaucoup?
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P
Quand j'ai eu mon premier pneumo-thorax, j'ai cru sur le coup que je venais de recevoir une balle perdue et après que je venais de passer à travers un accident cardiaque. C'est la radio qui a permis le diagnostic. Lors du second, j'ai reconnu la douleur mais j'ai quand même eu droit à une radio. Lors du troisième, pareil. A chaque fois, il faut se trimballer et être trimballé alors qu'on ne rêve que d'une chose: rester couché, ne pas bouger et surtout que personne ne s'avise de vous remuer.<br /> Cette fois-ci, j'ai zappé la radio et suis allé me coucher directement.<br /> Quant au claquage, j'en ai aussi une certaine expérience.<br /> Alors, pourquoi ne pas éviter de creuser un peu plus le trou de la sécu?
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D
Quand on clique sur insécurité, on a de multiple exemples d'agressions dont celle que vous mentionnez et qui est désespérante. Une véritable démission de l'Etat.  La campagne a ses charmes, mais des inconvénients qui paraissent redoutables. Je suppose que le diagnostic de pneumothorax a donc été fait à l'hôpital du chef-lieu puisqu'il exige une radio du thorax.
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P
Je suis allé voir le site dont sont tirés les titres que vous citez. J'y ai trouvé un article relatant l'agression d'un médecin effectuant une visite à domicile de nuit dans une cité "sensible" dans lequel on peut lire cette phrase du médecin: "j'ai appris plus tard que mes agresseurs avaient été identifiés mais pas interpellés". Ce qui fait réfléchir.<br /> Ce qui fait réfléchir aussi, c'est que dans ma campagne, les médecins ne risquent pas d'être agressés durant leurs visites: ils ne se déplacent ni de nuit, ni de jour.<br /> Ou bien on est assez bien portant pour se déplacer au cabinet après avoir pris rendez-vous pour un prochain jour (et alors pourquoi consulter?) ou bien, c'est assez grave pour qu'on appelle les pompiers qui vous transportent à l'hôpital du chef-lieu (endroit à éviter, je parle d'expérience).
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