Demain seront décernés les César qui viennent récompenser les gens qui font leur cinéma en France. Les noms circulent parmi les « nominés ». Je prends le risque de vous livrer mes pronostics.
Meilleur acteur : Nicolas Sarkozy qui, depuis des années, se révèle surprenant dans chacun de ses rôles de composition aussi différents soient-ils : « golden boy », bonimenteur, honnête homme sincère, la larme à l'œil, chef de guerre, sauveur du monde et surtout, il a surpris tout le monde dans son rôle de composition du dernier film : « La Présidentielle » : celui d'homme du peuple, proche de lui, dont il connait le langage imagé, visitant, modeste, ceux qui se lèvent tôt pour enrichir ses amis qui se lèvent tard. Prêt à tous les sacrifices pour entrer dans la peau du personnage, il a même renoncé à l'avion pour les courtes distances en ayant le courage de prendre le train. C'est sur ces petites choses que l'on peut mesurer la dimension d'un acteur.
Meilleur second rôle masculin : François Hollande qui partage l'affiche de « La Présidentielle » où il réussit un mélange, je dirais même une alchimie, de Mitterrand, de De Gaulle en format de poche et de « ravi de la crèche ».
Le César de la meilleure actrice partagé entre Anne Sinclair inoubliable dans « La cocue magnifique » et Nadine Morano désopilante dans « Le tweet du SPA »
Le second rôle féminin décerné à Ségolène Royal dans « Comment survivre ».
Meilleurs espoirs masculins : François Fillon qui, jusqu’à présent, n’a joué que des seconds rôles, et J-F Copé qui n’a joué, lui, que des rôles de méchants.
Meilleur scénario : celui « Ne te promène donc pas tout nu » de DSK, particulièrement riche en rebondissements inattendus, dont l'action se déroule sur plusieurs continents et où le héros erre d'hôtel en hôtel à la recherche d'une impossible satisfaction jusqu'à l'autodestruction.
Mention spéciale pour le film « L'Eternel retour » avec les deux acteurs : Jack Lang et Claude Allègre touchants dans la recherche d'une place au soleil.
Films étrangers distingués : Un « film catastrophe » criant de vérité « Les poissons de Fukushima » où les auteurs japonais ont réussi à lancer un tsunami à l'assaut d'une centrale nucléaire avec des effets très spéciaux. Et un film d'action : « Les involutions arabes » qui montre comment prendre le pouvoir en faisant tuer les autres.
Le César du meilleur film décerné à « la Présidentielle », qui, malgré ses défauts, a su créer une fiction démocratique, où les acteurs se donnent à fond pour rendre crédible ce qui ne l’est pas. A cela, il faut ajouter la qualité de la musique d’ambiance des claques pendant les discours et la beauté des costumes faits de simples T-shirts remarquables par leur dépouillement à l’égal du cerveau de ceux qui les portent
Meilleur réalisateur : Dieu, s'il n'existait pas, il faudrait l'inventer.