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MECREANCES XI

Rembrandt "Descente de la croix"


PESANTEUR

 

Qu'il est lourd le corps

Os, muscles et viscères

Plongés froids dans la mort

Le corps mort se laisse faire

 

Tête oscillante, bras ballants

Dépouille pâle abandonnée

Pantin désarticulé brimbalant

Porté par l'un et par l'autre tiré

 

Que la mort est lourde à porter !

Elle pèse sur chaque vivant

Un poids que la mort emportera

 

Alors les autres s'occuperont du trépas

Et vous serez ce pantin brimbalant

Ce poids mort dans leurs bras


Paul Obraska 




Rubens "La mise au tombeau" (détail)


MORBIDE

 

Les martyrs pour ne pas vivre la mort en vain,

Ne doivent pas disparaître sans souffrir.

Les saints rencontrent dans la mort leur destin,

Pour exister, ils doivent d'abord mourir.

 

Plus les chairs flagellées ruissèlent de sang,

Plus les fidèles en garderont le souvenir.

Les croyants clapotent dévotement

Dans le sang des martyrs.

 

Les fidèles dissèquent les agonies,

Contemplent les dépouilles torturées,

Les stigmates des chairs meurtries,

Et les restes des corps déchiquetés.

 

Adorateurs inlassables des sacrifiés,

Collectionneurs de reliques mortuaires,

Clouant sur les murs un supplicié cloué,

Un gibet au cou et aux flancs une haire.

 

Les spectacles sanglants ne sont pas gratuits,

Pour le sacrifice que personne n'a demandé,

Il sera exigé des fidèles un prix :

La culpabilité.


Paul Obraska 

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O
Cher Dông Phong, je suis très honoré par cette attribution dont je vous remercie vivement. Bien amicalement. P.O.
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D
Cher Docteur,<br /> Une "plume de poète" vous a été attribuée sur mon blog.<br /> Merci de venir la chercher.<br /> Bonne journée, bien amicalement.<br /> Dông Phong
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L
Dans les deux cas, ni les serviteurs, ni le peuple ne sont gagnants. Ce qui est le but de la manoeuvre.Dieu (qui malheureusement pour lui et heureusement pour ses porte-parole n'existe pas) gagne à long terme. Le président qui existe (mais malheureusement pour lui pas pour longtemps)gagne jusq'à la fin de son mandat.
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O
Dans le premier scénario, le maître donne d'abord la liberté de fauter à ses serviteurs, ce qui est  une marque de confiance, mais aussi de naiveté (il est vrai qu'ils étaient nouveaux et le maitre était sans expérience). Puis il envoie son fils - un autre lui-même - pour racheter les fautes commises. Le sacrifice nécessaire oblige ses serviteurs à fauter de nouveau. Ainsi le maître a-t-il créer un cercle vicieux qui rend ses serviteurs toujours coupables, le rachat des fautes est donc resté vain. L'histoire du monde le prouve aisément. Dans le second scénario le maître sacrifie son vizir - également appelé "fusible" - pour sauver sa propre tête, mais pas pour sauver son peuple. P.O.
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L
Un père qui sacrifierait son fils pour racheter les fautes que ses serviteurs ont commises.<br /> Un président qui renverrait un premier ministre pour calmer les révoltes de son peuple.
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