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Les casseurs narcissiques

Les casseurs narcissiques

Comme beaucoup, j’ai suivi les évènements violents qui ont émaillé, surtout à Paris, la manifestation hebdomadaire des « gilets jaunes » où se sont mêlés, comme d’habitude, et quelle que soit la cause à défendre, des voyous politisés ou pas. Des individus, comme les hooligans des terrains de football, surtout attirés par la bagarre contre les forces de l’ordre et le vandalisme, le goût de détruire pour détruire sans le moindre objectif (sauf quand il y a pillage). Une révolte destructrice de ratés : je détruis, donc je suis. Têtes vides ou viciées et muscles pleins.

L’image ci-dessus montre des casseurs au sommet de l’Arc de Triomphe (il est regrettable qu’ils aient pu y parvenir), mais je n’ai pas retrouvé les images que j’ai vues hier et qui m’ont paru très significatives : deux casseurs triomphants sur le toit de l'Arc de Triomphe ayant trouvé une chaise sur laquelle chacun s’asseyait à tour de rôle pour être pris en photo par l’autre avec, en outre, quelques selfies pour enrichir leur album et la diffusion qu’ils ne manqueront pas de faire de leur pauvre prouesse de demeurés irrespectueux et brutaux.

Les casseurs ne revendiquent rien, sinon le désordre. Les slogans ne sont là que comme des alibis. Qu’ils le veuillent ou non, ils font partie de la société du spectacle. Ils veulent leur « quart d’heure de célébrité » que permet la diffusion de leurs « exploits » avec sans doute la nécessité par prudence de rester anonymes. Leur célébrité restera donc collective, mais ils pourront dire « j’y étais ». Ils pourront le dire car malgré leurs actes stupides et dangereux comme les incendies, ils ne risquent rien ou pas grand-chose s’ils sont interpelés. Alors pourquoi se priver de casser les meubles d’une société dans laquelle ils sont incapables de s’intégrer parfois par choix, souvent par incompétence ou paresse ou peut-être le font-ils simplement pour s'amuser, même si certains le font par désespoir.

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P
Prison? Non! Une fessée cul nul en bas de leur immeuble.
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P
Ces gens se retrouvent dans toutes les manifs. Hélas!Et les media se régalent d'images de guérilla (dont ils n'hésitent pas à prononcer le mot). Ce qui entraîne une émulation chez les casseurs.<br /> Une réponse pénale? Ce serait une nouveauté.<br /> C'est pourquoi il est urgent de calmer le jeu.
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B
 <br /> Plutôt que des "voyous" "demeurés", je les qualifierais plus simplement de "branleurs" (...ou "·euse·s", selon les orientations genrées de chacun·e), ce qui, en mélangeant un peu les diverses mythologies,  permettrait de titrer:<br /> Les casseurs onanistes<br /> <br />  (j'espère que ce sera bon, même s'il est possible que ce soit parfois un peu précoce)<br />  
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S
Faune zadiste, antifa, black bloc, venue se servir chez Chanel et incendier un hôtel particulier du 16e : aucun conviction. Bonne aubaine, suffit d'enfiler un gilet jaune. Selfies d'imbéciles contents d'eux et repartant avec le butin. Et la presse sélectionne soigneusement les images de tags "d'ultra droite".
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C
Non seulement ils ne risquent pas grand chose, mais s'ils s’étaient tués (ou blessés gravement) les policiers présents dans le secteur n'auraient pas manqué d'être inculpés pour Non assistance à personne en danger.
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