En pratique médicale ce rapport est constamment évalué avant un acte sur un patient, qu’il s’agisse d’une exploration ou d’une thérapeutique. La question qui se pose également est de déterminer le niveau où il est souhaitable de s’abstenir et ce niveau dépend de l’état du patient. Il est évident que tout acte, qu’il soit politique ou guerrier, doit tenir compte de ce rapport. Il me semble (car je ne suis pas dans l’action et ce n’est pas mon domaine) que le commandement de la l’armée israélienne n’a pas évalué ce rapport avant de cibler, puisqu’il l’a admis, une ambulance à Gaza. Son justificatif est que cette ambulance abritait une cellule du Hamas, ce qui est tout à fait plausible puisque cette organisation terroriste s’abrite volontiers et cache leurs armes dans les structures civiles et qu’elle se moque éperdument de la population palestinienne qu’elle sacrifie en décernant à ses morts le statut de martyr pour récompense. En admettant que les Israéliens aient réellement voulu éliminer ces terroristes qui se cachaient dans l’ambulance, quel bénéfice pouvaient-ils en tirer ? A l’évidence, quelle que puisse être leur importance, ces individus n’étaient pas déterminants pour la suite du conflit car personne n’est indispensable et ils seront aisément remplacés. Par contre, le risque représenté par le retentissement mondial de cette frappe sur une ambulance est sans commune mesure. Le clown à la tête de l’ONU ne s’est-il pas dit horrifié ? L’armée israélienne nous avait habitué à plus d‘intelligence et de discernement. Mais peut-être s’agit-il d’un jugement superficiel car il existe peut-être des raisons qui m’échappent.