Dans le passé, il était courant que l’enfant nouveau-né soit de suite confié à une nourrice, ses seins et leur sécrétion étaient loués (« allaitement mercenaire ») après la grossesse de la mère.
Aujourd’hui, une femme peut, dans certains pays, louer un utérus à une « gestatrice » rémunérée pour son port de charge pendant neuf mois.
Aux Etats-Unis, l’achat d’un bébé issu d’une mère porteuse, serait cependant inférieur à 2000 par an. Seules les personnes riches peuvent, en effet, se payer un bébé de cette façon car son prix serait de 100000 à 150000 dollars.
On comprend donc que des femmes dans le besoin se prêtent à cet esclavage et sous-louent pour quelques mois un de leurs organes, en assurant de surcroît la nutrition pendant la formation du nouvel être humain qui, une fois formé et sorti de leur ventre, sera confié à l’acheteuse. Celle-ci pourra ainsi conserver sa silhouette, ne pas souffrir des troubles de la grossesse et des affres de l’accouchement, vaquer à ses occupations et notamment tourner des films en attendant la livraison prévue (allusion aux stars d’Hollywood qui ont de plus en plus recours à ce mode de procréation après la quarantaine).
Bienvenue dans le meilleur des mondes.
Auguste Renoir : « Claude [un fils de Renoir] dans les bras de sa nourrice Renée Jolivet »