Il me semble que le nom commun le plus communément utilisé en 2017 est : harcèlement.
L’individu sous nos climats semble avoir perdu toute sérénité, toute joie de vivre, il se sent harcelé, moralement et parfois physiquement, chez lui par ses voisins, dans la rue, dans les transports en commun, au travail par les réflexions désagréables du chef, ou son regard concupiscent ou sa main baladeuse, à l’école où l’élève est harcelé par le professeur qui lui demande de travailler et le professeur harcelé par l’élève qui le traite de bouffon.
Un harcèlement réciproque et universel où l’on veut vous humilier, vous discriminer, vous obliger à travailler, à étudier, on ne vous écoute pas assez même quand vous n’avez rien à dire et on ne vous informe jamais assez mais quand on vous informe, vous êtes harcelé par la publicité.
Chaque individu se sentant harcelé par autrui se tourne vers l’Etat pour lui demander protection et punir ses petits camarades qui le harcèlent.
Mais si nous sommes tous harcelés, il y en a qui le sont plus que d’autres. Et le monde au sud frappe à nos portes pour venir se faire harceler à notre manière.