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Le mot de 2017

Le mot de 20017Il me semble que le nom commun le plus communément utilisé en 2017 est : harcèlement.

L’individu sous nos climats semble avoir perdu toute sérénité, toute joie de vivre, il se sent harcelé, moralement et parfois physiquement, chez lui par ses voisins, dans la rue, dans les transports en commun, au travail par les réflexions désagréables du chef, ou son regard concupiscent ou sa main baladeuse, à l’école où l’élève est harcelé par le professeur qui lui demande de travailler et le professeur harcelé par l’élève qui le traite de bouffon.

Un harcèlement réciproque et universel où l’on veut vous humilier, vous discriminer, vous obliger à travailler, à étudier, on ne vous écoute pas assez même quand vous n’avez rien à dire et on ne vous informe jamais assez mais quand on vous informe, vous êtes harcelé par la publicité.

Chaque individu se sentant harcelé par autrui se tourne vers l’Etat pour lui demander protection et punir ses petits camarades qui le harcèlent.

Mais si nous sommes tous harcelés, il y en a qui le sont plus que d’autres. Et le monde au sud frappe à nos portes pour venir se faire harceler à notre manière.

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S
Les porcs et leurs allié-e-s.
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P
Le harcèlement est mal réparti. Excessif pour certaines et bien trop rare pour d'autres.
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S
Elisabeth Lévy trouve que 2017 est l'année des balances.
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P
Mot a la mode qui dénonce un fléau mais aussi qui permet à bien des gens de faire parler d'eux.
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B
C'est pas gagné:<br />  <br />  <br /> Marie Dasylva, coach de vie en entreprise pour femmes racisées<br />  <br /> <br /> "Je suis un peu la bonne copine qui te dit la vérité, celle que tu n’as pas envie d’appeler parce que tu sais qu’elle va te tuer. Je suis la no-bullshit friend", lance Marie Dasylva, assise dans l’un des confortables sofas de son QG, un bistrot du 5e arrondissement. Une tasse de café sur la table, l’auto-entrepreneuse parle vite, avec la verve des convaincus. Depuis presqu’un an, elle joue les coachs de vie en entreprise pour femmes racisées<br /> Elle a fondé son "agence d’empowerment" il y a un an, baptisée Nkali. C’est un mot igbo qui veut dire ‘se réapproprier sa narration’." Elle est régulièrement contactée sur Twitter, où elle se fait appeler SnatcheuseDeFranges <br /> Figure connue de la communauté afro-féministe, la militante estime avoir "trouvé un métier où il y a du taf". Coaching perso -entre 35 et 75 euros la séance, selon les moyens de chacun-, workshops, conférences, tweets, la jeune femme de 34 ans espère pouvoir toucher le plus de femmes possible. Marie parle de ses clientes comme de ses propres filles, en faisant de grands gestes et en ne tarissant pas d’éloges. Une vraie maman poule. "Parfois, je leur mets des gros coups de pression. Et dès qu’elles partent mettre en pratique ce qu’on a dit, je suis en stress ! J’hyper-ventile en attendant qu’elles me rappellent pour me dire que tout s’est bien passé." Elle les appelle "pépite" : "Pépite ? Parce que c’est beau, ça brille et c’est quasiment indestructible. Les femmes que je rencontre sont de véritables pépites. Mon job, c’est de leur montrer." <br /> Dans le jargon de Marie Dasylva, ce type de situation revient à "reprendre le pouvoir". Soit verbaliser les situations discriminantes et reprendre confiance en soi : "Parfois on perd du pouvoir. Comme ce moment où ton collègue Jean-Mich’ se permet de mettre sa sale main dans tes cheveux, que tu as envie de le tuer, mais… si tu le tues tu vas en prison et à 16h il faut aller chercher ton gamin à l’école. Alors tu ne dis rien. Là, tu as perdu du pouvoir." <br /> Marie Dasylva a décidé de casser l’ambiance pour encore quelques années. Radicale, en colère, cynique, elle considère être "en guerre", "Parce que le racisme et le sexisme attaque notre santé mentale de manière énorme". Une mission qui rend aussi fière qu’elle inquiète sa mère <br />  <br /> cliquer sur le logo pour lire l'article en entier
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L
Je ne pense pas que les gens du Sud viennent se faire harceler, ils sont envoyés en estafette, en vue d'une occupation à venir !<br /> Il y a heureusement des gens qui commencent à se rebeller contre ce harcèlement très malsain qui sévit partout en Occident en ce moment.<br /> La décadence nous guette-t-elle ?
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