En décembre dernier, les gynécologues qui se réunissaient en congrès à Lille ont eu droit à des affiches placardées à proximité de leur lieu de rassemblement (le Grand Palais de Lille) les accusant de sexisme et de violences envers leurs patientes.
La teneur de ces affiches (anonymes) était particulièrement agressive :
"Mon consentement doit être demandé et son refus respecté, connard".
Une autre dit "NON" au congrès, jugé "sexiste, patriarcal et paternaliste"
Ou : "La gynécologie, ses pratiques et son enseignement ont hérité d'une histoire sexiste et continue de violenter le corps des femmes"
Et : "Cher gynéco, je n'ai pas besoin de ton avis sur : mon désir d'enfant ou pas; mon choix de contraception ou pas ; mon corps; mon orientation sexuelle ; mes choix de vie; mes convictions et croyances ; mon identité de genre". "Soigne-moi et tais-toi"
Cette information diffusée par le syndicat médical UFML et parue dans Egora a évidemment scandalisé les médecins dont les réactions ont été nombreuses.
L’une d’elles résume mon sentiment : "Si tu veux que le médecin te soigne mais se taise, tu vas sur Doctissimo et tu fais pas chier". Ce qui ne saurait tarder puisque l’on manque cruellement de gynécologues.
Je pense que les rédact-eur-rice-s de ces idioties seraient enchanté-e-s de suivre l’exemple des islamistes qui exigent que les femmes soient soignées et accouchées uniquement par des femmes. Mais il faut savoir que les gynécologues féminines font exactement les mêmes gestes sexistes que les hommes et elles violentent de la même façon le corps des femmes, mais peut-être dans ce cas à la grande satisfaction des lesbiennes.