En ces temps de féminisme combatif en passe d'être enfin triomphant, il ne faut pas oublier le combat mené ces dernières années par quelques héroïnes qui n'ont pas hésité à payer de leur personne comme le montre ce billet publié en décembre 2013 :
Les féministes de pointe utilisent leurs corps pour faire avancer leur cause ou pour protester contre des mesures qui leur paraissent oppressives. C’est en particulier le cas des Femen qui exhibent leurs seins nus, mais agrémentés de slogans protestataires.
Jusqu’à présent – à ma connaissance – le vagin n’avait pas été utilisé comme force de frappe. C’est chose faite. Une australienne du nom de Casey Jenkins est récemment devenue célèbre en utilisant son vagin pour tricoter une écharpe. Ne soyez pas admiratif en pensant que cette charmante personne possède un vagin particulièrement habile qui pourrait faire bien des envieuses et des envieux. Non, le vagin ne lui sert qu’à entreposer le fil à tricoter, ce qui, avouons-le, est astucieux car habituellement on ne sait pas toujours où mettre la pelote de laine afin qu’elle ne s’échappe pas en se déroulant malencontreusement.
Chaque jour, pendant 28 jours, Casey s’insère le fil de laine dans le vagin à partir duquel elle tricote une écharpe blanche, mais avec quelques bandes de couleur car cette jeune femme prise par sa tâche artistique et militante de lutte contre la misogynie ne l’interrompe pas pendant ses règles. Elle aurait déclaré : « J'espère simplement que les gens vont s'interroger sur le vagin [qu’elle considère comme une force créatrice], sur les peurs et les associations négatives qui y sont liées ». En effet, on s’interroge.
Mais on conçoit aujourd'hui, avec la libération de la parole féminine exposant le degré que peut atteindre l'activisme phallique, qu'il est sain de montrer également les atouts insoupçonnés du vagin, que l'on a tendance à réduire à un simple objet sexuel.