*Ce qui m'horripile dans ces primaires, c'est le doublement du temps consacré aux campagnes électorales dont l'inutilité n'est plus à démontrer.
Le degré zéro de l'efficacité politique pour un maximum de prestations et de commentaires médiatiques.
Le spectacle affligeant de vieux politiciens, non pas tant par l'âge que par leur présence obstinée - tels des morpions - dans les cercles du pouvoir, que l'on voit s'agiter sur les estrades pour étaler des promesses qu'ils n'ont pas tenues dans le passé.
A cet égard, c'est tout de même Nicolas Sarkozy, que l'on voit partout se mouvoir dans un bruit de casseroles, qui détient le pompon. Mais on comprend l'énergie dont il fait preuve pour acquérir le Graal de l'immunité présidentielle.
Le 10 mars 2012 j'avais publié ce petit billet à son propos et au moment de la précédente élection présidentielle :
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai été bouleversé par la nouvelle qui a fait la une cette semaine, suscitée des commentaires atterrés, la consternation des foules et sans doute des pleurs dans les chaumières. Les dévots se sont précipités dans les églises, les mosquées et les synagogues pour écarter par leurs ferventes prières l’éventualité de cette catastrophe : le retrait de la politique de notre bien-aimé président s’il n’était pas réélu ! Car que se passerait-il si le destin par ses détours imprévisibles viendrait à nous imposer cette extrémité ? Rien. C’est justement ce rien qui a bouleversé le monde stupéfait car après le retrait du héros il ne se passera rien. Vertigineux.
Et effectivement, il ne s'est rien passé, puisque le héros qui devait se retirer de la politique après son échec est toujours là, toujours sur l'estrade, agité des épaules, vociférant, ironisant, promettant, réglant les problèmes d'une pichenette devant des salles admiratives, applaudissant le spectacle de tant de culot.
* Qui connait Jean-Frédéric Poisson sélectionné en tant que président du Parti chrétien-démocrate associé aux primaires de la droite
Dessin de Geluck