BALLON
Il arrivera qu’un jour ou une nuit
Je ne sais où, je ne sais comment
Je serai banni de cette vie
Pour retourner au néant
Et le monde ne sera plus
Le monde est fragile, il tient dans le creux de ma main
Je l’aurai retenu comme j’ai pu
En vain
Lorsque ma main s’ouvrira comme une fleur fanée
Le monde s’échappera d’un coup dans le néant
Libéré
Tel le ballon lâché par l’enfant
Il disparaîtra comme s’il n’avait jamais existé
Paul Obraska
Magritte : « L’art de vivre »