Dans ses mémoires ("Le voleur dans la maison vide"), Jean-François Revel raconte une anecdote à propos de Jean Cocteau (p 182 de l'édition Plon). Il s'agit cependant d'une anecdote de seconde main puisqu'elle lui a été racontée par un certain Philip Lasell :
" Une autre fois, il me racontait comment une riche admiratrice de Jean Cocteau...avait fait porter au poète, pour qu'il le lui dédicaçât, un exemplaire de "Thomas l'imposteur" à chaque page duquel elle avait épinglé un billet de mille francs. En 1925, un manoeuvre gagnait par an cinq mille francs, un employé dix mille. Un hectare de bonne terre en Beauce valait six mille francs. Comme le roman de Cocteau a trois cents pages, l'étrenne ne manquait donc pas de munificence. Pourtant l'"enchanteur" s'abîma, racontait Philip, dans une colère convulsive parce que la postulante avait omis d'accrocher un billet à la toute ultime page, le feuillet blanc qui suit l'achevé d'imprimé"