Cette semaine le taux de 80 microgrammes par m3 de microparticules ayant été dépassé à Paris, la Mairie a instauré la circulation alternée dans la capitale, et encouragé la population à utiliser les transports en commun et notamment le métro en les rendant gratuits. Excellent initiative.
J’ai donc profité de cette aubaine pour aller dans les souterrains à l’abri de la pollution régnant en surface pour inhaler gratuitement un bol 3 à 4 fois plus conséquent de particules fines par rapport à celui que j’aurais pu inhaler aux abords du périphérique. Ce bol métropolitain ayant en outre l’intérêt de contenir des métaux de choix comme le fer, le cuivre ou le chrome.
Il faut dire que le métro a la chance d’être bien servi puisque ses bouches d’aération se trouvent en général à hauteur des pots d’échappement des voitures.
Ne prenant pas le RER, je me suis contenté de la pollution qui règne sur les quais de métro, bien inférieure à celle que les banlieusards ont l’opportunité d’inhaler sur les quais du RER.
Pendant mon séjour sous terre, il semble que, pour l’instant, les choses ne se passent pas trop mal en surface. Les hôpitaux sont en alerte pour recevoir des gens âgés, de jeunes enfants et les personnes atteintes de maladies respiratoires, mais il n’y aurait pas d’effets notables – pour l’instant – sur l’activité des urgences en Île de France. Il est vrai que l’étude Pollux avait relevé une augmentation de 50% des diagnostics d’asthme lorsque le taux des particules ultrafines est entre 0 et 25 microgrammes par m3, et qu’ensuite on observerait un plateau.
Nous sommes peut-être sur le plateau. Ce plateau sera probablement mis au crédit de la décision de la Mairie de Paris, sachant que l’efficacité réelle de la circulation alternée est amplement discutée par les spécialistes dont je ne suis pas.