Il y a en ce moment à la pinacothèque de Paris, jusqu’au 9 septembre 2012, une exposition de la collection de Jonas Netter à qui l’on doit la découverte de Modigliani, de Soutine, d’Utrillo et de bien d’autres.
Nombreuses toiles d’Utrillo (mais aucune de sa collection blanche) représentant avec constance des rues et des maisons. Je préfère la peinture de sa mère Suzanne Valadon dont plusieurs toiles sont également exposées.
J’ai ressenti mon inculture devant des tableaux dont les artistes m’étaient totalement inconnus : Kremegue, Kikoïne, Hayden, Ebiche, Antcher… (j’ai noté les noms car je ne les aurais sûrement pas retenus) et surtout Moïse Kisling dont j’ai aimé « La femme au pull-over rouge ».
Des tableaux de Soutine (pas les meilleurs), œuvres tourmentées, à l’image de leur créateur.
Et Modigliani. J’avoue que je suis peu sensible à sa peinture et surtout à ses portraits qui me donnent l’impression (sûrement erronée étant donnée la cote de ce peintre) que quand on en a vu un, on les a tous vus : des têtes légèrement penchées, tantôt à droite, tantôt à gauche, emmanchées d’un long cou, parfois interminable, des visages ovalaires, allongés, semblables, des yeux fendus de la même façon, la même expression inexpressive du visage. En voici un exemplaire : « Mme Zborowska ».
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