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L’insoumis à la déontologie

Il ne se passe pas un jour, et en particulier dans le milieu du cinéma, sans que des hommes ayant du pouvoir soient accusés par des femmes de les avoir agressées sexuellement. Espérons que ces accusations ne relèvent pas du règlement de compte, la justice n’étant pas encore intervenue. Pour moi, en tant que médecin, le cas de Gérard Miller m’interpelle davantage, comme on dit curieusement. Mis à part le fait que je ne supportais guère ce chroniqueur imbu de lui-même et dont les interventions sur les plateaux m’irritaient au point de passer à autre chose quand il montrait sa bobine et déversait ses imprécations de commandeur de la morale, je trouve sa défense, devant l’avalanche d’accusations féminines dont il est aujourd’hui l’objet, particulièrement infecte. Il affirme que c’était une autre époque et qu’il était pratiquement naturel, du haut de sa suffisance, de proposer l’hypnose à des jeunes filles, une méthode paramédicale, et en profiter, d'après les accusations, pour assouvir sa libido ! Déjà, utiliser sa position pour assurer une emprise est condamnable, mais en tant que psychanalyste, c’est encore plus scandaleux, hier comme aujourd’hui.

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D
Ou alors son hypnose ne marchait pas. Drôle d'oiseau.
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C
Dans son tweet, il affirme " j'ai d'emblée précisé m'être toujours assuré du consentement des femmes ". Or la cinquantaine de victimes (présumées, pour respecter la loi), disent toutes qu'il leur a proposé des expériences d'hypnose. <br /> Le "consentement par hypnose" : peut-être une nouvelle notion juridique à ajouter à notre droit.
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S
Que fait le Conseil de l'Ordre des Médecins ? Dont un des attributs est d'assurer la régulation déontologique et disciplinaire, et le cas échéant de sanctionner, par la radiation dans les cas les plus graves.<br /> Ceux-ci ne sont pas d'innocentes mains au panier en auscultant un peu trop méticuleusement les endroits sensibles de la patiente, mais des conduites illicites, comme celles de ce Professeur Joyeux qui procédait à des essais cliniques clandestins sur des malades Alzheimer ou Parkinson.
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P
La psychanalyse est bien proche de la charlatanerie et les psychanalystes ne sont rien d'autres que des confesseurs sans dieu.
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B
Une bien belle histoire, surtout pour les français qui raffolent de gauloiseries et d'histoires d'alcôves (ou de canapé, ou de coin de bureau) mais dont on ne connaitra jamais le fin (ni le gros) mot. Alors...<br /> Par contre on ne saura jamais non plus où sont passés les centaines de justiciers pétitionnaires qui avaient condamné un autre Gérard, à quoi sont occupées les féministes à la Rousseau ou autres Fourest et Coffin, quelles sont les sanctions envisagées style retrait de décorations ou de prix et de récompenses honorifiques, les gros titres à la Une mais l'exclusion de l'intéressé par les médias, etc. ? Comme s'il y avait les bons et les mauvais présumés prédateurs ; je ne sais pas où se trouve la démarcation entre les deux catégories ou si elle est fluctuante selon des critères mal définis.<br />  
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L
Il est vrai qu'il a une sale, gueule, je ne comprends même pas comment de pauvre gens malades aient pu aller le consulter, il m'aurait rendu encore plus malade je pense !
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S
Je trouve que les "victimes" suivent une mode, une bonne occasion pour se refaire une notoriété. Voire des dédommagements en espèces sonnantes et trébuchantes.<br /> Les mêmes qui naguère ne dédaignaient pas la promotion canapé. 
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