Un rapport de l’inspection générale des Finances (IGF) a été remis à Mr Fillon sur le maquis proliférant des agences officielles dont on ne sait pas ce que font nombre d’entre elles, d’autant plus qu’elles sont parfois deux ou trois sur le même créneau. Ce rapport ayant été remis en période électorale, il a été soigneusement rangé dans un tiroir que le nouveau gouvernement vient d’ouvrir.
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Nombre d’agences : 1244 – Employés : 442830 avec une augmentation des effectifs de 6% depuis 2007 (1500 agents ont pour mission d’exercer une tutelle) – coût : 50 milliards € (+ 15% en 5 ans) |
Dans le domaine de la santé, la prolifération est telle, qu’elles doivent douloureusement se marcher sur les pieds :
- « Haute autorité de santé » (HAS),
- « Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médicaux sociaux » (ANAP) (Courteline, pas mort).
- « Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux » (ANESM). Je pense que vous avez saisi la nuance par rapport à l’agence précédente.
- « Ensemble pour la solidarité thérapeutique hospitalière en réseau » (Esther). Cette Esther bien mystérieuse est un GIP (ce n’est pas une insulte) crée en 2002. Esther, brave fille, est là pour faciliter (à l’aide de ses 28 fonctionnaires) l’accès au traitement et aux soins de qualité en faveur des personnes vivant avec le VIH-SIDA dans les pays « en voie de développement », bien au chaud à côté de l’OMS, l’Onusida, UNITAID et la foule d’ONG qui s’y consacrent.
Avec une régularité métronomique, les médias révèlent des révélations déjà
révélées sur des situations scandaleuses, des gabegies incompréhensibles, des gens grassement payés par la collectivité pour ne rien faire. Le Canard Enchaîné en a fait une de ses spécialités
pour déclencher un rire jaune. Des livres bien documentés paraissent dont les auteurs sont interviewés. La Cour des comptes fait son petit tour de piste chaque année devant les yeux ébahis de la
France entière. Et comme cela ne suffit pas, le gouvernement en place demande des rapports dont il tient rarement compte. Gesticulations onéreuses pour faire semblant de résoudre un problème ou
satisfaire un groupe de pression. Rideau.
(Sources : Le Parisien et le Journal International de Médecine)